| Du 6 mars 2005 au 15 octobre 2005
MADAGASCAR - Fenêtre sur Humanitaire
C’est finalement après un enchaînement très rapide, après l’accord de la commission “Défi Jeunes” de St Denis Réunion réunit par Mme Marie-Georgette Lallement, que je décole enfin le dimanche 6 Mars... direction Tananarive, capitale de Madagascar.
Un peu bousculée, les derniers préparatifs se faisant dans la précipitation. Une fois les Hauts Plateaux de la région de Tananarive découvert depuis le hublot par une douce lumière de crépuscule, tous les oublis, les dernières petites choses non terminées sont et doivent désormais être loin derrière. Regarder droit devant, suivre ses objectifs, et ce, avec les moyens qui sont à ma disposition.

Grâce à Nine Labor, directrice de l’association A.C.L.E.S ( association de coopération laïque, éducative et sociale), je vais 2 jours plus tard, le 8 mars, découvrir le village de Tananomby (au nord-est d’Ambositra) et ses habitants, qu’elle aime tant.
Ce petit bout de dame de 72 ans, débordante d’enthousiasme et d’énergie, avait su me convaincre mais surtout m’encourager dans ma démarche alors même que mon projet n’était pas encore accepté. Sa passion et son engagement rayonne autour d’elle et c’est à travers cette femme que je commencerai à ouvrir ma “fenêtre” sur l’”Humanitaire”.
Que souhaiter de mieux ?
I / L’A.C.L.E.S et le village de Tananomby (5 mois)
C’est avec une étrange impression que je m’endormie le 1er soir à Tananomby, celle de ne plus rien savoir, de tout devoir réapprendre...
Ce qui me frappa au réveille, c’est le calme ambiant, une sérénité flottante, des silences saisissant. Et puis, c’est le réveil du village, la préparation du repas, une douce odeur de feu de bois circule entre les maisons, traversant les toits en chaumes. La toilette des enfants et enfin le coup de sifflet du directeur de l’école indiquant le début de la classe... Dès le levé du soleil, et même un peu avant pour certains, la journée de labeur commence, chaque personne et chaque chose se mettent en place naturellement, les enfants sont allés chercher le bois qui servira à faire cuire le repas de la cantine; et pour moi l’immertion peut commencer.

Je finirai par passer 5 mois, au lieu des 3 prévus, dans cette région "Betsileo”. Pour moi une immense joie, un honneur, tout comme pour eux, puisqu’ils finiront par me dire qu’ils me considèrent comme leur fille à présent. M’expliquant que chaque chose que je faisait pour eux, chaque échanges était un trésor, un plaisir mais surtout que personne (ormi Nine) n’était resté aussi longtemps avec eux et que ce simple fait les touchait beaucoup.
Au fil des jours, des semaines,des mois, je puie me rendre compte des difficultés que peuvent rencontrer les ONG. Difficultés de communication, différence de point de vue, notion du temps et des priorités décalés, bref, deux mondes se rencontrent et souhaitent améliorer le futur. Le maître mot : Patience. Cela fait maintenant plus de 6 ans que Nine Labor a découvert ce village. L’évolution est déjà remarquable mais il faut aller au-delà en leur permettant d’atteindre l’auto-suffisance, l’autonomie.
Beaucoup de concepts émerges depuis une vingtaine d’années et les prémices d’une prise de conscience, de la nécessité de créer un “développement durable”. Sur ce genre de base, Nine a mis en place ces dernières années un arboretum*, elle essaie de développer le tourisme solidaire et l’artisanat local. Une phrase clé également dans sa manière de voir l’action humanitaire : Ne rien donner gratuitement pour ne pas les pervertir et pour qu’ils gardent toute leur dignité, dans l’espoir de ne pas recommettre les erreurs qui ont malheureusement trop souvent étaient commises dans d’autres zones de Madagascar et du Tiers Monde.

Ma “Fenêtre sur Humanitaire” était donc bel et bien ouverte et je n’avais plus qu’a me laisser guider.
Je pu prendre part à certaines actions ponctuelles de l’A.C.L.E.S, ce qui m’emplissait de joie à chaque fois, car bien-sûre, en entreprenant un tel projet, j’avais rêvé pouvoir aller au-delà du simple reportage.
De merveilleuses rencontres avec des “wazaha” de passage au village dans le cadre du tourisme solidaire, et de voir à quel point certaine personne se donnaient à fond pour aider le village, aider l’autre, savaient mobiliser les énergies pour atteindre un même but. Je puie enfin, après cette phase d’apprentissage et d’observation (un peu timide) entreprendre mes propres petites initiatives et ne plus être simplement photographe et témoin, mais aussi actrice.
Les discussions et les idées fusionnent, Nine déborde d’idées, elle est une sorte de cataliseur entre les idées et les gens, les peuples.
J’ai pu ainsi, par exemple, participer au recensement des familles dans les différents hameaux alentours, faisant aussi parti de l’association Vita ( Vondrona Iezahan’i Tananomby, que l’on peut traduire :association des gens qui s’efforcent au développement de Tananomby). De longues marches, consistant à aller à leur rencontre, photos des familles dans leur foyer (pour que les parrains de l’association puissent mieux se rendre compte de leur condition de vie), rescencement du nombre d’enfants et de leur différents biens afin de pouvoir par la suite parer, grâce aux parrainages, au plus urgent... tous seront aidés bien sûre, mais les plus nécessiteux en 1er, ça va de soi.
Ce fut le meilleur moyen pour moi de me faire une idée précise, un état des lieux, d’aller à leur rencontre directement, de les découvrir. En plus du fait que je logeais au coeur du village, au sein même d’une de ces familles.
Les premières visites furent très touchantes, boulversantes même. Mais au fil du temps, je m’accomodais de cet environnement, finissant par l’intègrer, l’accepter puisque j’en faisais moi même parti. À la différence que moi, je finirai par retrouver l’autre monde, celui d’où je viens, où tout est, au première abord, plus facile. Et eux...? ils y mourerai peut être...sûrement. Sentiment quelque peu culpabilisant, mais auquel, par dessus tout, je ne pourrai pas, en un voyage, changer grand chose.

J’ai également pu participer au travaux de réhabilitation de la piste, en vue de l’arrivée d’un conteneur au village; aider à quelques tris et distributions d’habits ou autres, pour aussi me rendre compte de l’organisation que cela requiert. Et tant d’autres choses encore, mais qu’il serai sans doute trop fastidieux d’énumérer ici. Car évidemment, 5 mois, ça laisse du temps.
Jour après jour, je finissais par prendre part aux tâches quotidiennes; jour après jour, j’acceptais, je comprenais,m’unissais à eux et découvrais cet autre monde, cette nouvelle planète et ses habitants. Au fil des mois, je finissais par suciter quelques interrogations, notament chez les anciens. Se demandant pourquoi je m’interraissais autant à eux, pourquoi je tenais tant à faire comme eux. Ils en étaient flattés d’une certaine manière et honorés, ils étaient curieux de mieux me connaître, curieux de connaître le pourquoi de tout cela...qu’est ce que je pouvais bien avoir dans la tête ?
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 Album photos de l'évènement
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| Mofo Gasy |
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| Richesse malgache - Le Riz |
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| Triage du Riz |
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| Au coin du feu |
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| Le Bain des Zebus |
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| La Rivière de SanDranDahy |
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| Le Pecheur |
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| Yansoa - Dans le Taxi brousse |
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| Attente de la bénédiction des mariés |
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| Il y a de la place pour tous |
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| Le Guetteur de Zébus |
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| Savika (combat entre l'homme et le Zébu) |
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| Contraste des generations |
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| A l'Ecole |
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| A l'Ecole |
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| Lumiere du matin dans une toile d'araignée |
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| La fiertée de l'agriculteur et de sa monture |
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| Savika ( - L'homme maitrise le zébu |
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| Construction d'une maison en terre battue |
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| tressage |
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| Emerveillement du 26 juin - fête nationnal independance malgache |
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| Déplacement des pierres du tombeau famillialle |
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| Tombe le jour de retournement des morts - Coutume Betsiléo |
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| Hygiene du repas |
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| chargement du taxi brousse |
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| Epis de riz et fossille |
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| récolte du riz |
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| récolte du riz |
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| Facade maison en brique |
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| Zazakely (Marmaille) à la fenêtre |
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| Ruelle... |
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| Angady (Echelle) - Outil principal |
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| Ti pied d'ecolier |
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| Marmitte et douce fumée |
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| Au hasard d'une ballade |
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| les ainés s'occupe des cadets |
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| Nutrition des poussins |
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| Retour perilleux à la case par les riziere |
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| Battage du riz |
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| Les anciens au travail |
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| Champs de patatte douce |
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| Escalier Gasy |
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| Escalade gasy |
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| Musicien au cours d'un hiragasy (Theatre chanté en plein Air) |
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| Musicien au cours d'un hiragasy (Theatre chanté en plein Air) |
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| Silouhette en cuisine |
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| Pervanche de Madagasikara |
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